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La ville de Philadelphie dans "Le Monde" PDF Imprimer Email

Découvrez l'article sur la ville de Philadelphie dans "Le Monde".

On y parle du Festival Artistique à venir en 2011 !

 
Visité de l’exposition Isodora Duncan PDF Imprimer Email

France Etats-Unis Paris a visité l’exposition Isodora Duncan, une sculpture vivante au Musée Bourdelleduncan

“Elle danse, elle est née pour danser, elle danserait jusqu’à sa mort”. écrivait Colette.

Cette exposition s’attache aux années qu’Isodora Duncan, jeune Californienne arrivée à Paris à l’âge de 23 ans, a passées  en France. Elle démarra sa carrière dans les Salons de la Belle Epoque avant de donner une première représentation en 1903 au Théâtre Sarah Bernhardt. Mais la révélation pour le public et les artistes parisiens fut sa représentation d’Iphigénie en Aulide de Gluck donné au Théâtre de la Gaité lyrique en 1909. La liste des artistes tombés sous le charme de cette jeune américaine magnétique est longue. Antoine Bourdelle en particulier qui, dès le lendemain de ce spectacle, exécuta 150 dessins de la danseuse, dont une partie est exposée et constitue une séquence importante. Elle a inventé une danse délibérément lyrique qui révolutionnait les codes de la danse classique.

Presque extatique dans sa façon d’ouvrir le torse en tendant les bras en l’air, elle impose une silhouette tourbillonnante et sensuelle.

Le dessinateur Jules Grandjouan traduira également sur des feuilles aux couleurs rares la silhouette et les spirales du corps de la danseuse.

Au même moment, Paris découvrait la troupe des Ballets russes avec Nijinski. L’un et l’autre se référaient à la Grèce antique pour en donner une vision différente mais tout aussi marquante. Duncan toute en souplesse et ondulation, Nijinski dans les aplats et les saccades.

Sa vie privée fut mouvementée et souvent tragique. Elle perdit ses deux enfants qui se noyèrent dans la Seine en 1913 mais elle conserva sa foi dans la danse et avec une énergie farouche continua à enseigner en France et en Europe, à donner des représentations à Meudon, Berlin et Moscou.

Elle mourut accidentellement en 1927 à Nice, étranglée par son écharpe qui s’était coincée dans les roues d’une Bugatti où elle avait pris place.

A Paris, les hauts reliefs du Théâtre des Champs Elysées sculptés par Bourdelle la racontent pour toujours.

Nicole Tordjman

 


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