Actualités - F É-U Paris Ile-de-France
Le mot du Président - juin 2011 PDF Imprimer Email
Chers Amis,

Nos dernières manifestations ont été bien accueillies.

Notre première réunion « Happy Hour » au « Café 120 » sur les Alliances Françaises a été très conviviale et passionnante. Nous n’étions malheureusement pas assez nombreux et ce, semble-t-il, en raison d’un horaire mal adapté. Aussi nous avons décidé de faire la prochaine réunion « Happy Hour » de 18 h à 20 h.

Lors du dîner au « Procope » sur « Le partenariat franco-américain face au monde méditerranéen », Mark Taplin, Deputy Chief of Mission à l’Ambassade a passionné tous les participants par sa simplicité, sa grande connaissance du sujet, et son expérience vécue des évolutions des pays de l’est après la chute du mur de Berlin. Nous l’en remercions très vivement.

D’ici aux grandes vacances deux réunions sont organisées :

  • La première, le mardi 7 juin, est une « Happy Hour » au « Café 120 » de 18 h à 20 h.
  • La deuxième est une journée au Musée de l’Air et de l’Espace, le mardi 28 juin. Le programme est conçu pour tous les âges, n’hésitez pas à venir avec vos enfants et petits enfants.

Nous sommes en train de préparer le programme du prochain quadrimestre.

  • En septembre nous espérons vous proposer un événement exceptionnel qui reste à finaliser.
  • Le mois d’octobre sera particulièrement actif. Nous aurons ainsi :
  1. le 7 octobre à 11 h 30 une visite de l’exposition « Le Paquebot France » au musée de la Marine.
  2. le samedi 8 octobre, nous avons réservé une séance en matinée au théâtre Marigny pour voir la comédie musicale « Cabaret » qui a connu un énorme succès à Broadway.
  3. à la fin du mois nous vous rappelons la conférence de Jean Tulard, membre de l’Institut, sur « Napoléon vu par le cinéma américain » dont la date reste à fixer.
  • En novembre nous fêterons « Thanksgiving ».

En attendant de vous voir à ces prochaines manifestations, veuillez croire, chers Amis, à nos sentiments les plus cordiaux.

Michel Besson
Président

 
Paris | Thanksgiving 2010, Prof. André Kaspi PDF Imprimer Email

Comité de Paris Ile-de-France

Thanksgiving 2010 à Paris

Thanksgiving 2010 Paris avec le Prof. André Kaspi La fête américaine de Thanksgiving a été célébrée par les adhérents de France Etats-Unis Paris Ile-de-France le mercredi 17 novembre 2010 à Paris. Pour l'occasion, le professeur André Kaspi, spécialiste de l'histoire et de la politique des Etats-Unis, a commencé la soirée par une intervention sur le président John Fitzgerald Kennedy. Après avoir répondu à quelques questions des convives, le professeur Kaspi s'est joint à nos adhérents pour déguster un repas de Thanksgiving qui a fait honneur à la tradition : soupe de potiron, dinde, "pecan pie". Une belle soirée de culture américaine et de convivialité !

 
L'Univers Américain des Ecrivains Français PDF Imprimer Email

Les Rencontres Culturelles Franco-Américaines
Edition 2010

L'Univers Américain des Ecrivains Français

Avec
Philippe Besson, Didier Decoin, Stéphanie Hochet, Pascale Kramer

Rencontre animée par Bernard Brigouleix

Mercredi 9 juin, 18 heures
FNAC des Ternes, Paris

France Etats-Unis Paris, en association avec le Berkeley Club de France et la FNAC, organise "Les Rencontres Culturelles Franco-Américaines 2010", une rencontre avec les écrivains français sur le thème "L'Univers Américain des Ecrivains Français", avec Philippe Besson, Didier Decoin, Stéphanie Hochet, Pascale Kramer. FNAC des Ternes. 26, avenue des Ternes - 75017 Paris. Entrée gratuite dans la limite des places disponibles

Cette rencontre-débat dévoilera  "l'univers américain" des écrivains invités, univers présent dans leurs oeuvres explicitement ou implicitement ou, encore, qui a forgé leur propre univers avec un certain nombre de références littéraires ou "existentielles".

Cette rencontre sera animée par le journaliste-écrivain Bernard Brigouleix auteur de nombreux livres dont plusieurs sur les Etats-Unis ("Ces Français qui ont fait l'Amérique" par exemple et qui prépare en ce moment un ouvrage intitulé "Le roman du Mississippi"). Il a été chef du service étranger du Monde et d'Europe1, directeur de la rédaction de RFI et de BFM.

 


 
20 janvier 2010: Un an de présidence Barack Obama PDF Imprimer Email

L’Obamisme, une pensée et une pratique centristes

Véritable phénomène politique et médiatique mondial, Barack Obama est devenu le 44° président des Etats-Unis d’Amérique et le premier afro-américain être élu au poste suprême au soir du 4 novembre 2008 – même s’il est, en réalité métis - et il a pris officiellement ses fonctions le 20 janvier 2009.

Obama a été élu sur le changement, sur l’espoir d’une meilleure société et sur la volonté de ressusciter un rêve américain qu’il proposait, dans le même temps, de revitaliser et de réactualiser pour l’adapter aux réalités de ce début de XXI° siècle. Et le peuple américain, avide de retrouver un élan et un dynamisme alors qu’une grave crise économique et financière s’est grevée sur une crise identitaire, a choisi le rêve incarné par Barack Obama plutôt que la compétence incarnée par Hillary Rodham Clinton, sa concurrente malheureuse des primaires démocrates, véritable lieu où se jouait l’élection du nouveau président tellement le Parti républicain était alors hors jeu, discrédité aux yeux de l’écrasante majorité de l’opinion publique par le deuxième mandat de George W Bush et sa gestion impopulaire de plusieurs dossiers dont celui de la gestion catastrophique des secours aux victimes de l’ouragan Katrina qui s’abattit sur la Nouvelle-Orléans.

Barack Obama, que beaucoup d’Américains ont découvert au cours de cette longue et fastidieuse campagne présidentielle qui a duré plus d’un an ce qui ne s’était jamais vu jusqu’alors n’était pourtant pas un total inconnu de la politique. Sénateur de l’Illinois au Congrès des Etats-Unis depuis 2005, il avait été adoubé par les médias lors de la convention du Parti démocrate en 2004 à Boston qui avait intronisé John Kerry comme candidat du parti contre George W Bush. Son discours sur la volonté de dépasser les clivages politiques entre les démocrates et les républicains afin de créer une dynamique bipartisane, voire «post-partisane» - notion assez imprécise mais qui signifie en gros de dépasser les anciens clivages politiques pour créer une nouvelle donne politique où des majorités d’intérêts peuvent se substituer à l’opposition traditionnelle entre deux partis grâce à la vision consensuelle du président - pour reconstruire l’Amérique lui avait attiré des éloges et surtout une énorme attention médiatique.

Si Barack Obama n’était pas alors une des personnalités démocrates les plus connues - il allait néanmoins devenir la plus populaire très rapidement -, il avait déjà une vision politique très précise. Celle-ci, qu’il qualifiait lui-même de «mainstream of American thinking» (pensée américaine dominante), s’inspirait largement du consensus qui a animé le parcours politique d’Abraham Lincoln mais aussi du progressisme initié à l’orée du XX° siècle par Théodore Roosevelt - premier président à vouloir, entre autres, mettre en place un système d’assurance santé au début du XX° siècle mais aussi celui qui se battit le premier contre les agissements d’un capitalisme financier sans vergogne représenté par les cartels et les monopoles en tous genres -, tous deux présidents républicains faut-il le rappeler, ainsi que du keynésianisme de Franklin Roosevelt et de la «Third way» (troisième voie) de Bill Clinton, deux présidents démocrates. Sans oublier les messages de Martin Luther King d’une Amérique réconciliée sur le plan racial et social et de la pensée de Reinhold Neibuhr, un de ses philosophes américains préférés, dont le message est composé à la fois de réalité et d’espoir, l’individu ayant, selon lui, la capacité de se changer et de changer le monde mais pas de changer de monde et devant donc agir en reconnaissant ces deux paramètres et non à se décourager et à renoncer à l’action.

Avec ces références, Barack Obama ne peut déroger à gouverner «au centre» ce que le plupart des présidents américains ont fait durant leur mandat mais que George W Bush, plus encore que Richard Nixon ou Ronald Reagan, a refusé en tentant d’imposer une idéologie ultralibérale en matière économique («les riches d’abord» ce qui doit permettre théoriquement, ensuite, d’enrichir les autres), néoconservatrice en matière internationale (l’Amérique a la mission d’imposer sa propre vision de la liberté au monde) et conservatrice chrétienne en matière sociétale (vision d’une société régit par les thèses chrétiennes fondamentalistes allant de la création du monde en sept jours à l’interdiction des recherches sur les cellules souches en biologie en passant par le refus de l’avortement et des thèses darwiniste de l’évolution).

Mais le nouveau pensionnaire de la Maison Blanche est plus qu’un président modéré gouvernant au centre, c’est un homme du Centre, c’est-à-dire que sa vision politique ressort d’une volonté de mettre en place une société équilibrée pour libérer les énergies par la capacité de chacun à se réaliser lui-même à partir d’une égalité des chances et d’une méritocratie tout en respectant les différences.

Ainsi, en 2004, interviewé par un journaliste lors de sa campagne pour l’élection sénatoriale sur le fait qu’il était selon beaucoup un libéral de gauche et non un centriste, Barack Obama répondit clairement: «je ne crois pas que vous allez me voir me rapprocher du Centre pour des raisons tactiques car je n’ai jamais eu l’impression de quitter ce qui constitue la pensée dominante dans le peuple américain.»

De nombreux observateurs avisés des Etats-Unis ou du parcours de Barack Obama concluent au centrisme de Barack Obama comme l’historien français Pierre Mélandri, spécialiste des Etats-Unis qui a déclaré au Monde qu’Obama «est par essence un centriste» et qui a parlé dans le Journal du Dimanche de son «goût pour le centrisme».

Car, comme l’analyse le journaliste David Olive dans l’ouvrage «An American story / The speeches of Barack Obama», «pour assurer sa nomination en tant que candidat démocrate à la présidentielle, Obama ne s’est pas positionné au centre à la poursuite des électeurs modérés et indépendants pour étoffer le mouvement populaire qu’il avait créé et qui allait de la gauche au centre. Il ne l’a pas fait car si Obama est un progressiste en matière de justice sociale, il est déjà un centriste et absolument pas un anti-guerre, un anticapitaliste ou un anti-establishment.»

Et le même David Olive rappelle fort opportunément une déclaration du nouveau président qui devrait faire réfléchir tous ceux qui parlent de «trahison» concernant la pratique politique de Barack Obama qui a «commencé sa campagne pour la Maison Blanche avec cet avertissement répété, ‘je vais décevoir certains’. Et lorsque la gauche annonça sa déception une fois qu’Obama fut candidat officiel, Obama réfuta cette ’notion que je vais me rapprocher du Centre’ ajoutant que ‘les gens qui disent ça ne m’ont apparemment pas écouté’. Et c’est grandement vrai. Obama était déjà un modéré.»

Sur le site américain Politico qui, comme son nom l’indique, est spécialisé en politique, Julian Zelizer, professeur de l’université de Princeton a affirmé récemment sans l’ombre d’un doute que le «Président Obama n’a jamais quitté le Centre. Si vous regarder sa plateforme électorale et sa première année de gouvernance, il est très clair qu’il fait partie de l’ère clintonienne du Parti démocrate. Certains de ses supporters ont toujours soif de plus et ses opposants ont voulu le faire passer pour un socialiste. Mais c’était leur agenda, pas le sien. Je pense que plus les moments de la campagne électorale s’effaceront, plus les Américains auront une meilleure appréciation de qui il est.»

Alexandre Vatimbella
Délégué Général
France-Etats-Unis Paris-Ile-de-France

Le 21 janvier 2010 à 18h30, France-Etats-Unis Paris-Ile-de-France organise une conférence sur l’analyse de la politique de Barack Obama un an après son élection. Pour tout renseignement, merci de nous contacter.
 


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